Peut-on écrire sur la liberté quand on n’y est pas encore ?

Liberté holistique - Peut-on écrire sur la liberté quand on n’y est pas encore ?
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Il y a une question qui revient parfois.

Pas forcément formulée à voix haute.

Mais je la sens.

Chez les autres.

Mais aussi en moi.

« Comment peux-tu écrire sur la liberté alors que tu n’y es pas encore ? »

Mon syndrome de l’imposteur se met alors en alerte.

Et c’est vrai.
Dans les faits, je suis loin de l’image que j’ai de la liberté.
Et probablement loin de celle que tu t’en fais aussi.

Oui, je ne suis pas libre.

Du moins, pas complètement.

Pas tout le temps.

Pas comme je l’imaginais.

Et pourtant, j’écris.

J’écris sur la liberté.

Je n’écris pas depuis un sommet

La première chose que je peux poser ici, c’est ça :
je n’écris pas depuis un endroit où tout serait réglé.

Je n’écris pas depuis un endroit où j’aurais tout compris, tout résolu, tout maîtrisé.

Je n’ai pas atteint la liberté financière.
Mon temps, ces dernières semaines, est consacré à 90% à ce projet.
Loin de la semaine de 4h (si tu as la référence).
Et je n’ai pas transcendé toutes mes peurs et mes limites.

Je peux te donner tous les conseils que j’ai pu lire ou entendre, si tu le souhaites.

Mais je ne suis pas une experte.
Je suis une chercheuse.
Une libertonaute.

Je suis au milieu du chemin.

Parfois j’avance.
D’autres fois je tourne en rond.
Parfois je recule.

Et c’est précisément pour ça que j’écris.

Écrire pour voir plus clair

J’ai toujours écrit.
Dans des journaux intimes.
Sur des blogs.
Pour comprendre ce qui se passait à l’intérieur.

Quand une pensée arrive dans ma tête, parfois je l’oublie.

Souvent, elle arrive suivie d’autres. Alors :

Elle se déforme.
Parfois se répète.
Et finalement devient floue.

Mais quand je l’écris, elle prend forme.

Elle devient visible.
Tangible.
Questionnable.

Écrire me permet d’organiser ma pensée fuyante.

C’est mettre sur la table ce qui m’habite, ce qui me travaille, ce qui me questionne.

Et souvent, c’est en écrivant que je comprends ce que je cherchais vraiment à comprendre.

Quand l’écriture révèle la vraie question

Pour exemple :
Quand j’ai commencé à écrire sur l’économie et la liberté, je pensais que ma question était simple :

« Est-ce que économiser me rend plus libre ? »

Mais en écrivant, j’ai découvert que ce n’était pas ça.

La vraie question, c’était :
« À partir de quel moment l’économie cesse d’être un outil et devient un maître ? »

Je ne l’aurais jamais formulé ainsi sans passer par l’écriture.

L’écriture permet d’aller au delà de ma pensée initiale.

Écrire pour m’engager

Pas dans le sens “je promets d’y arriver”.
Mais dans le sens “je promets de regarder”.

Écrire sur la liberté m’oblige à observer ma propre vie.
À repérer les moments où je me sens libre.
Et ceux où je me sens enfermée.

À voir mes contradictions.
Mes incohérences.
Mes angles morts. Sans l’écriture, je pourrais facilement vivre en pilote automatique.
Suivre des injonctions sans les questionner.
Me croire libre alors que je suis simplement dans une autre forme de contrôle

Mais quand j’écris, je ne peux plus faire semblant.

Je dois regarder en face ce qui se passe vraiment.

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Écrire pour partager le chemin, pas la destination

Pendant longtemps, j’ai cru qu’il fallait avoir « réussi » pour partager.

Qu’il fallait être arrivée quelque part.

Avoir coché toutes les cases.

Puis, en écrivant, j’ai compris autre chose :
documenter le chemin a aussi une valeur.

C’est comme ça que je me rends compte de l’évolution.

Parce qu’on oublie vite :

  • à quel point on a douté
  • à quel point on a tâtonné
  • à quel point certaines étapes ont été difficiles

Comme pour marcher.
Conduire.
Se tenir debout.

Aujourd’hui, ça paraît évident.
Mais seulement parce qu’on est passé par là.

Une liberté en mouvement

Sur la liberté, je suis encore en chemin.
Peut-être le serai-je toute ma vie.

Et c’est peut-être justement pour ça que je peux partager quelque chose d’utile.

Parce que je me souviens de ce que c’est que chercher.

  • Des questions qui tournent en boucle.
  • Des fausses pistes.
  • Des moments où l’on se sent perdue.

Je peux dire :
“Voilà ce que je teste.”
“Voilà ce que j’observe.”
“Voilà ce que je comprends pour l’instant.”

Pas une vérité absolue.
Juste une expérience partagée.

Écrire crée du lien

J’ai envie de croire qu’on attire quoi qu’il en soit les bonnes personnes.
Pour ma part, je n’attirerais certainement pas les personnes qui ne veulent pas se poser de question ou celles qui cherchent une experte.

Mais j’espère attirer celles qui cherchent une compagne de route.

Quelqu’un qui se pose les mêmes questions.
Qui vit les mêmes contradictions.
Qui essaie, qui observe, qui ajuste.

Parce que là dedans, j’excelle.

J’adore accompagner les personnes sur leur propre chemin.

J’adore redonner de la lumière dans le doute.

Partager mon parcours pour qu’il puisse en éclairer d’autres.

Que ce soit grâce à mes réussites.
Ou à mes échecs.
Les fameux 10 choses à ne surtout pas faire sauf si tu veux finir comme moi ^^’

Et c’est dans ce partage que j’espère créer quelque chose.

Une forme de lien.
De reconnaissance mutuelle.
De « moi aussi, je cherche ».

Ce blog n’est pas un manuel.
C’est un journal de bord.

Et si tu le lis, c’est peut-être parce que toi aussi, tu es en chemin.

Ce que j’apprends en écrivant sur la liberté

Depuis que j’ai commencé ce blog avec pour thématique centrale la liberté, j’ai déjà cheminé.

J’ai découvert mes contradictions.

Comme le fait de suivre une formation avec un cadre strict pour créer un blog sur la liberté.

Comme le fait de chercher à gagner de l’argent en écrivant que l’argent n’est pas tout.

Vouloir m’organiser pour être plus libre… et me sentir enfermée par trop d’organisation.

Ces contradictions peuvent s’apparenter à des échecs.

Mais je préfère les voir comme des points d’observation.

Des endroits où quelque chose d’important se joue.

Je découvre mes angles morts.

L’écriture me force à voir ce que je ne veux pas voir.

En écrivant j’affine ma définition de la liberté.
Elle n’est plus toute blanche ou toute noire.

Elle est changeante, adaptable.

Aujourd’hui, être libre pour moi, c’est surtout :
pouvoir choisir en conscience,
et vivre en cohérence avec ce que je suis — même quand c’est inconfortable.

C’est en écrivant que certains éléments finissent par sauter aux yeux.

L’honnêteté comme liberté

Écrire en disant que je cherche encore est, en soi, une forme de liberté.

Parce que je n’ai pas besoin de prétendre.
Même si je pense que dans les premiers articles de ce blog, je le fais un peu.

Je n’ai pas besoin de vendre une image parfaite.
Même si dans le fond je me contrains à aborder les sujets qui me plaisent sous l’angle de la liberté.

Je n’ai pas besoin de me cacher derrière une expertise que je n’ai pas.
Là je suis à peu près alignée.

Je peux juste être moi, là où je suis.
Du moins, encore une fois, c’est là où je tends.

Avec mes avancées.
Mes reculs.
Mes doutes.
Mes découvertes.

Et cette honnêteté, elle me libère.

Parce qu’elle me permet d’exister sans masque.

Sans avoir à correspondre à une image.

Sans avoir à être arrivée quelque part pour avoir le droit de parler.

Peut-on partager un chemin que l’on n’a pas terminé ?

Oui.

Pas seulement « oui, c’est possible« .

Mais « oui, c’est au moins tout autant précieux« .

Parce qu’un chemin en cours, c’est vivant.

C’est réel.
Incarné.
Humain.

Les personnes qui sont déjà arrivées peuvent te montrer la destination.
Mais pour te montrer le chemin, il faut qu’elles aient elles aussi pris le temps de l’écrire.
Alors oui, tu iras peut-être plus vite sur le même chemin qu’elles pour la même destination.

Mais est-ce ce que tu veux vraiment ?

Je me rends compte d’une chose en avançant :
chaque pas modifie la destination.


Souvent en chemin, je découvre que la destination que je visais au départ n’est plus celle que je veux.
Parce que plus j’avance plus j’évolue. Mes besoins et envies évoluent.

Ma destination initiale était pensée pour celle que j’étais.
Pas pour celle que je suis devenue.
Encore moins pour celle que je deviendrai.

Et finalement, plus que quelqu’un qui me montre son chemin vers sa destination,
j’aimerais quelqu’un qui m’aide à rester présente au chemin plutôt qu’obsédée par l’arrivée.

Parce que je crois que la destination finit toujours par émerger d’elle-même.
À force de petits pas.
Et quelques ajustements.
Tant qu’on reste alignés à nos valeurs profondes.

Un cap peut aider à avancer un temps.
Mais il ne devrait jamais devenir une prison

D’où l’intérêt de partager son chemin.

Pour inspirer.

Pour questionner.

Pour montrer :

  • Comment je tâtonne.
  • Comment je me relève (ou pas) quand je tombe.
  • Comment j’ajuste quand je sens que je me suis trompée de direction.

C’est cela, je crois, que j’aimerai partager ici.

Pas un mode d’emploi pour être libre.

Mais une manière d’explorer mes questionnements et avancées sur ce qu’est la liberté.

Alors pourquoi écrire sur la liberté ?

  • Parce que je la cherche.
  • Parce qu’en écrivant, je vois plus clair.
  • Parce qu’en partageant, je m’engage.
  • Parce qu’en étant honnête, je me libère.

Et peut-être aussi parce que, quelque part, quelqu’un lira ces mots et se dira :

“Moi aussi, je cherche.”

Et dans ce moment-là, on n’est plus seules.

On est deux compagnes de route.

En chemin vers plus de liberté.

Pas arrivées.
Mais en mouvement.

Et c’est peut-être ça, finalement, la vraie liberté.

Et toi, où en es-tu ?

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