Riche sans argent : le jour où rien signifiait tout

Être riche sans argent
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Être riche sans argent, est-ce possible ?

Quelle est ta définition de la richesse ?

Quelle est ta définition de la liberté ?

Pour moi, ces questions ont longtemps eu des réponses toutes faites.

La richesse, c’était un compte en banque bien rempli.

La liberté, c’était « plus tard, quand j’aurais réussi ».

Et puis un jour, tout a basculé.

Le jour où je n’avais rien (ou presque)

C’était pendant le Covid.

Juste après une séparation difficile.

Je me retrouvais à 3 heures de route de tout ce que je connaissais.

Dans un logement vide.

Sans travail.

Sans droit aux aides sociales.

Je me souviens de ce moment avec une clarté surprenante.

Je m’étais assise dans le jardin.

Un rayon de soleil sur la peau.

Le chant des oiseaux.

Et là, tout à coup, quelque chose que je ne me rappelais pas avoir déjà goûté.

Un sentiment de bien-être profond.

De plénitude.

« Je suis libre. »

« Je suis connectée. »

Je n’avais rien.

Matériellement, j’étais au plus bas.

Et pourtant.

C’était un des moments les plus riches de ma vie.

Un instant hors du temps.

Un instant où je n’avais rien, mais où j’étais tout à la fois.

J’ai compris quelque chose ce jour-là.

Ce n’est pas le « plus » qui me rend heureuse.

C’est la possibilité de disposer de mon temps.

De pouvoir être présente dans l’instant.

Sans courir après un futur hypothétique.

Avant : quand le repos était une perte de temps

Jusqu’à mes 20 ans, j’avais une vision très claire du temps.

Le temps, c’était précieux.

Il fallait l’utiliser à bon escient.

Pas le gaspiller.

Dormir ? Une obligation physiologique.

Manger ? Pareil.

Prendre des pauses ? Une perte de temps.

Passer du temps avec mes amis ? Plus tard.

Me détendre ? Quand j’aurais réussi.

Je préparais mon avenir.

Je voulais réussir coûte que coûte.

Alors je m’épuisais.

Je me privais de moments simples mais essentiels.

Je sacrifiais mon présent pour ce fameux « futur ».

Ce futur qui, finalement, n’est jamais venu de la manière dont je l’avais imaginé.

Le résultat ? Des années que je n’ai pas vues passer

Aujourd’hui, je regarde en arrière.

Et je vois toutes ces années que j’ai sacrifiées.

Pour quoi ?

Pour un modèle qu’on m’avait vendu.

« Travaille dur maintenant, tu seras libre plus tard. »

« Fais des études, obtiens un bon diplôme, et tout ira bien. »

Le problème ?

Tout ça m’a conduit à la précarité.

J’ai sacrifié mon présent pour un avenir incertain.

Et ça m’a menée plus loin de ce que j’aurais voulu être.

Le plus ironique ?

Ceux qui ont choisi un autre chemin — parfois même sans le bac — ont aujourd’hui une vie plus épanouie.

Plus équilibrée.

Plus libre.

Si je pouvais retourner en arrière ?

Je m’y prendrais autrement.

J’oserais vivre plus pleinement.

Sans me laisser dicter mes choix par des modèles obsolètes.

Mais bon.

La vie, c’est aussi ça : apprendre en marchant.

Ce que j’ai appris sur le temps depuis

Le temps n’est pas une ressource à optimiser à tout prix.

C’est une ressource à habiter.

De nombreux livres parlent du temps et de l’organisation.

J’apprécie particulièrement ceux de Fabien Olicard, qui dit notamment dans Votre temps est infini : « Le temps est l’une des ressources les plus précieuses que nous ayons, mais c’est aussi l’une des plus mal utilisées. »

Il ne s’agit pas de gagner plus de temps.

Mais de le redéfinir.

De l’utiliser consciemment.

Pour qu’il serve notre liberté, et pas l’inverse.

Voici ce que j’ai appris (et que j’essaie d’appliquer) pour ne plus me retourner en me demandant où le temps est passé :

1. Bloquer du temps pour ce qui compte vraiment

Pas juste gérer mon agenda.

Mais bloquer des créneaux sacrés pour ce qui est important.

Pour moi, cela peut être :

Écrire.

Réfléchir.

Me reposer.

Me balader.

Créer sans but.

Sans distraction.

Sans culpabilité.

Certains jours, j’arrive à m’y tenir.

D’autres, je suis rattrapée par le quotidien.

Mais je vis cela avec plus de conscience.

C’est comme l’argent : pour en épargner, il faut le faire dès que la paie tombe.

Ici, si je ne prévois pas ces petits temps pour moi, il y a de fortes chances que je ne les vive pas.

2. La règle des 2 minutes

On en entend souvent parler, et je l’applique quasi religieusement.

Si une tâche prend moins de 2 minutes, je la fais tout de suite.

Ça réduit l’encombrement mental.

Ça évite la procrastination.

Et surtout, ça libère de l’espace dans ma tête.

Pour le reste ?

Je le note sur une liste de choses à faire, qui attendront que je les programme.

3. Déléguer (ou laisser tomber) — mon point faible

Je le sais.

Le temps que je passe à faire des tâches qui ne me passionnent pas, qui ne sont pas essentielles, pourrait être mieux utilisé ailleurs.

Pourtant, j’ai encore du mal.

En tant que perfectionniste (qui se soigne), déléguer relève du défi.

Mais en ayant cela en tête, dès que je peux, je le fais.

Et j’accepte de plus en plus de retarder ou de ne pas prioriser des tâches qui ne me nourrissent pas.

Parfois, déléguer.

D’autres fois, il s’agit simplement… de ne pas faire.

Parce que tout ne mérite pas mon temps.

4. Dire non (même si c’est inconfortable)

J’ai longtemps eu du mal avec ça.

Dire non, c’était risquer de décevoir.

De ne pas être à la hauteur.

De perdre une opportunité.

Mais dire oui à tout, c’est dire non à soi.

Et depuis peu, une nouvelle conscience s’est débloquée.

Dire non permet parfois à la personne en demande d’obtenir une réponse ou une aide encore plus satisfaisante que celle que je lui aurais donnée.

Aujourd’hui, j’apprends à ralentir.

À dire « je ne sais pas, je te réponds plus tard » (pour être alignée avec mon autorité émotionnelle — merci le Human Design).

À dire non.

Pour libérer du temps pour ce qui a vraiment de la valeur.

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5. Savourer l’instant présent

Profiter pleinement de chaque moment.

De chaque seconde.

Pas demain.

Pas « quand j’aurai réussi ».

Maintenant.

C’est dans ces petits moments de « rien » que réside la richesse.

Ce rayon de soleil dans le jardin.

Le chant des oiseaux.

Une conversation inattendue.

Un moment où je ne fais rien de productif.

Juste être là.

C’est ça, pour moi, être riche.

Le temps, c’est de la vie.

Être riche sans argent, pour moi c’est possible.

Le temps que je consacre à une tâche, à une réflexion, à une expérience, c’est la véritable mesure de mon existence.

C’est là qu’il devient crucial de repenser comment je veux l’utiliser.

Pour me perdre dans l’action frénétique ?

Ou pour vivre pleinement, avec intention et conscience ?

Le temps est une richesse.

Pas un bien à accumuler.

Mais un espace à savourer.

À apprécier.

À gérer intelligemment pour qu’il serve ma liberté.

Pas l’inverse.

C’est pour cela que j’arrive à me sentir riche même sans argent.

Savoir que chaque seconde est ce que j’ai de plus précieux.

Que je ne veux pas gaspiller.


Et toi, cher libertonaute ?

As-tu déjà ressenti cette sensation d’être riche sans argent ?

Comment utilises-tu ton temps ?

Est-ce qu’il te rapproche de ta liberté ?

Ou est-ce que tu cours après un futur qui recule toujours ?

As-tu déjà vécu un de ces moments où tu n’avais rien… mais où tu te sentais incroyablement riche ?

Moi, ce jour dans le jardin m’a permis de poser le doigt sur ce que pouvait être la liberté.

Peut-être que toi aussi, tu as eu ton moment.

Ou peut-être qu’il t’attend.

Dans un rayon de soleil.

Dans le chant des oiseaux.

Dans un instant de « rien » qui est, en fait, tout.

Être riche sans argent.

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