Il y a plus de 5 ans, on m’a parlé du Human Design pour la première fois.
A ce moment là ça me paraissait être un outil un peu barbare.
Des symboles partout.
Des chiffres.
Un schéma étrange avec des traits rouges et noirs.
J’ai écouté.
J’ai hoché la tête.
Et j’ai rangé ça quelque part dans un coin de ma tête.
La graine était plantée.
Mais elle n’était clairement pas prête à germer.
Des années plus tard, alors que je m’intéressais au thème astral autre outil vraiment intéressant, il me manquait quelque chose.
Une sorte de mode d’emploi.
Ok j’ai des caractéristiques.
Des tendances.
Mais comment est-ce que je fonctionne, concrètement, au quotidien ?
Et là… pouf.
La graine est sortie de sa dormance.
Et un nouvel univers s’est ouvert à moi.
Ce que le Human Design m’a révélé
Le Human Design mélange astrologie, I Ching, Kabbale et chakras.
Oui, ça peut sembler mystique.
Et si c’est ton ressenti après t’être vraiment renseigné dessus, je le respecte : nos jugements nous appartiennent.
De mon côté, je ne l’ai pas vécu comme une vérité absolue.
Mais plutôt comme une carte.
Les prémices d’un mode d’emploi possible.
Pas pour me dire quoi faire.
Mais pour mieux comprendre comment je fonctionne quand je suis alignée.
Et certaines pièces du puzzle ont commencé à s’assembler.
Pourquoi j’ai toujours eu besoin d’être seule
Je suis plutôt solaire.
J’aime les échanges.
Les discussions profondes.
Créer du lien.
Et pourtant, j’ai toujours eu ce besoin intense — presque viscéral — d’être seule.
Régulièrement.
Profondément. Pendant longtemps, ça m’a perturbée.
Comment pouvais-je être à la fois ouverte aux autres et aussi introvertie ?
Mon profil 6/2 dans le Human Design m’a donné une première clé.
Le 2, c’est « l’ermite ».
Celui qui a besoin de se retirer pour se ressourcer.
Pour revenir ensuite, pleinement.
Ce n’était pas une contradiction.
C’était simplement mon fonctionnement naturel.
Et comprendre ça m’a libérée d’une culpabilité que je portais depuis des années.
Pourquoi ma vie ressemble à un chaos permanent
L’incertitude comme mode de fonctionnement (et non comme bug)
- J’ai toujours eu l’impression de bien faire les choses.
- J’ai été « sage ».
- J’ai tenté de rentrer dans les cases.
- J’ai fait de longues études.
- Je ne fume pas, je ne bois pas.
- Je me couche tôt.
- J’ai planifié, projeté…
Et pourtant, ma vie suivait rarement le chemin prévu.
Si je pensais aller à droite, je finissais à gauche.
Mes projections ne se réalisaient jamais comme je l’imaginais.
J’étais sans arrêt dans l’incertitude.
Et ça me frustrait profondément, enfin surtout mon entourage.
Le profil 6 m’a aidée à comprendre pourquoi.
Mon profil 6 m’a aidée à comprendre pourquoi.
Le 6 expérimente.
Teste.
Traverse des phases.
Il ne trouve pas la clarté immédiatement : elle se construit avec le temps.
Sur le moment, cette idée m’a frustrée.
“Quoi, je suis condamnée à vivre dans l’incertitude ?”
Mais avec le recul, j’ai compris autre chose.
Ce n’est pas du chaos.
C’est de la fluidité.
C’est accepter que la vie ne se contrôle pas.
Que prévoir n’est pas la seule stratégie.
Et que parfois, la liberté, c’est justement de lâcher prise sur le besoin de tout maîtriser.
Mon angle gauche de la croix de l’incertitude (8/14 | 55/59) confirme cette dynamique.
L’incertitude n’est pas un bug.
C’est une caractéristique.
Aujourd’hui, j’ai appris à voguer même quand je ne sais pas où je vais.
À vivre dans le présent avec ce que la vie m’apporte.
Et paradoxalement, c’est là que je me sens le plus libre.
L’autorité émotionnelle : ralentir pour mieux choisir
En tant que Générateur avec autorité émotionnelle, mes décisions importantes doivent passer par un processus.
Pas une décision sur un coup de tête.
Pas une réponse immédiate.
Mais une observation.
Laisser monter l’émotion.
La laisser redescendre.
Attendre la clarté.
Et seulement ensuite, décider.
Au début, ça m’a semblé terriblement frustrant.
Dans un monde où tout va vite, dire
“Je ne sais pas encore, je te répondrai dans quelques jours”
demande du courage.
Mais les décisions prises sans cette clarté m’ont souvent coûté cher.
Aujourd’hui cette « non-réactivité » m’apporte une paix intérieure que je ne soupçonnais pas.
Générateur : une énergie à revendre… mais pas pour n’importe quoi
Le sacral, c’est le centre énergétique des Générateurs.
Une énergie puissante.
Renouvelable.
Presque infinie.
Mais uniquement pour ce qui nous parle vraiment.
J’ai un max d’énergie.
Mais seulement pour les choses qui ont du sens pour moi.
Dès que je m’engage dans quelque chose qui ne résonne pas ou que je ne suis plus alignée avec mon engagement de départ, mon énergie se dissipe.
Je m’épuise.
Je me vide.
Et là, c’est le burn-out assuré.
L’autre piège, c’est l’initiation.
Les Générateurs ne sont pas censés initier.
Mais répondre.
Attendre qu’une opportunité se présente.
Sentir si le sacral dit « oui » ou « non ».
Et agir en conséquence.
Quand j’initie — quand je force les choses — les résultats sont majoritairement décevants par rapport à l’investissement.
Quand je réponds — quand je me laisse porter par ce qui vient à moi — tout semble couler.
Forcer les choses me coûte cher.
Répondre à ce qui se présente, quand mon corps dit “oui”, apporte de la fluidité.
D’ailleurs, avec ce blog, je me pose encore la question :
Ai-je initié ou répondu à quelque chose ?
Je ne sais pas… dans le feu de l’action, je fais…
Je pourrai facilement savoir d’ici quelques mois si j’arrive à être dans la réponse ou si c’était uniquement de l’initiation…
Le piège du Human Design : s’enfermer dans des règles
Comme tout système puissant, le Human Design peut aussi devenir un piège.
Alors que je discutais avec un coach, celui-ci me dit qu’il avait fini par arrêter d’intégrer le human design dans ses coaching… pour lui cela pouvait enfermer.
Notamment si :
- je l’applique de manière rigide.
- je le transforme en mode d’emploi strict.
- j’oublie que c’est une carte, pas une identité figée.
Exemple récent
Pour ma part, j’ai eu un moment de flottement.
Dans le creux d’une vague où ma vie semblait encore glisser vers plus d’incertitude.
J’étais là en me disant « ok, j’essaye de ne pas initier pendant un mois ».
Au bout de ce premier mois, je n’étais pas plus avancée.
Et j’allais continuer ainsi.
Et en même temps cela me provoquait de la frustration or la frustration dans mon cas est un signe du non soi.
Donc j’ai juste lâché un peu plus prise.
Traversant la tempête sans lutter.
Attendant le moment où la clarté viendrait…
Et je peux dire qu’il en faut du courage/espoir.
Pour ne pas sombrer.
Ne pas sombrer lorsque cette phase arrive juste à la fin de l’été et bat son plein au début de l’hiver.
Ne pas sombrer alors qu’on ne sait pas quand elle se terminera.
Quelques semaines.
Quelques mois.
Ce n’est pas confortable mais c’est vivant.
Rester actif
Être Générateur ne veut cependant pas dire attendre que les choses me tombent dessus.
Au contraire.
Ça veut dire que je dois vivre en écoutant mon énergie et en faisant ce qu’il me plait.
Et par la suite des opportunités viendront.
Et à ce moment-là je verrais si je décide d’y répondre ou non.
Investir mon énergie que dans ce qui me parle vraiment.
La liberté passe par le filtrage.
Apprendre à dire non, même si c’est inconfortable.
De même, ma croix me place dans l’incertitude.
Mais si je laisse cette incertitude m’engloutir complètement, je me retrouve perdue.
Paralysée.
Incapable de décider quoi que ce soit.
Alors je ressors ma carte et je vois quelle est la meilleure chose à faire dans une telle situation.
Et je vois si cela résonne ou pas.
Pour ne pas me laisser balayer par l’incertitude.
Le Human Design m’a donné des clés… pas des solutions magiques
Malheureusement le Human Design n’est pas une baguette magique.
Il ne fait pas disparaître mes défis.
Il ne rend pas mes choix faciles (quoi que : je me pose moins de question, je m’y réfère plus, m’évitant ainsi la paralysie car la liberté commence toujours par un choix).
Mais il éclaire.
Il me montre :
- où peuvent se trouver mes forces (pas évident à voir naturellement pour un profil contenant du 2).
- Où sont mes limites (ou du moins, me rappelle certaines limites qu’il vaut mieux que je respecte).
- Où je risque de m’épuiser (parfait pour me sentir plus légitime à dire non à quelque chose qui ne me plait pas mais pour lequel j’aurai eu du mal à refuser l’invitation si je ne connaissais pas les répercutions que cela pourrait avoir).
- Où je peux trouver de la fluidité.
Ma Split Division, par exemple, me montre que j’ai des zones d’incompréhension.
Des « espaces blancs » où je cherche des réponses que je n’ai pas encore intégrées.
Parfois, je me sens en déséquilibre.
C’est pourquoi je peux être attirée par certaines personnes ou certaines personnes peuvent être attirées par moi.
Ce n’est pas réellement pour moi mais pour ce que j’apporte à leur être.
Le human design me permet aussi d’accepter de ne pas savoir (la perfectionniste en moi peut enfin prendre quelques jours de congés).
À accueillir mes zones d’incertitude.
Le Human Design m’a aidé à accepter que je n’ai pas besoin d’avoir toutes les réponses tout de suite.
Que je peux avancer sans savoir exactement où je vais.
Et que c’est précisément là que se trouve ma liberté.
Utiliser le human design comme une carte, pas un destin
Aujourd’hui je sais que plus je me connecte à mes ressentis et que j’ose poser mes limites et me respecter.
Plus je me sens libre.
Finalement le human design est pour moi un rappel.
Comment ne pas me perdre dans un monde déconnecté de lui-même.
Et toi, libertonaute, connaissais-tu Human Design ?
Si tu mets en pratiques les recommandations adaptées à ta charte, te sens tu plus libre ?
Écouter son design, ce n’est pas un exercice intellectuel.
C’est une pratique quotidienne.
C’est revenir régulièrement à soi.
Se poser la question :
« Est-ce que ce choix me rapproche de ma liberté, ou m’en éloigne-t-il ? »
Si tu veux explorer ton propre thème, je t’encourage à le faire avec curiosité.
Sans attente rigide.
Juste pour voir ce que ça révèle.
Qui sait, ça pourrait être une première étape vers un chemin plus libre et plus serein.