Continer ou non cette formation… un choix qui me ronge…
J’ai peur…
- Peur d’entreprendre.
- Peur de me tromper.
- Peur d’investir au mauvais endroit.
- Je ne sais pas si je continue ou non cette formation..
- Je ne sais pas si je vais y arriver.
- Je ne sais pas si tout ça va ou aura servi à quelque chose.
Alors j’essaie de prendre du recul et de tourner la question différement :
Qu’est-ce qui me fera perdre le plus ma liberté : arrêter… ou continuer ?
Une décision à prendre. Maintenant.
Le cadre est là.
Présent. Rigide.
Tout ce que j’aime.
#ironie
Une formation.
Une garantie de 14 jours.
Une réponse à donner aujourd’hui. Pas demain.
Impossible de geler les accès pour réfléchir.
Le Human Design me dirait d’attendre que la vague émotionnelle redescende.
La plateforme, elle, me dit : maintenant ou jamais.
Je déteste cette sensation.
Cette pression artificielle qui te force à décider dans l’urgence
alors que tout en toi demande du temps.
Les voix à l’intérieur
Il n’y a pas une voix.
Il y en a plusieurs.
Celle qui est en colère.
Frustrée.
Et qui dit :
« Puisque c’est comme ça, je m’en vais. »
Il y a celle qui doute mais qui veut continuer.
Qui se dit que peut-être, sur la durée, ça finira par payer.
Qu’il existe une garantie 365 jours.
Que ce serait dommage d’abandonner maintenant.
Il y a la peur.
Celle qui paralyse.
Celle qui murmure :
« Et si tu te trompais encore ?
Et si tu avais pu investir ailleurs cet argent ? »
Il y a la logique.
Mais elle ne m’aide pas.
J’ai des arguments pour les deux options.
Et aucun ne tranche vraiment.
Est-ce que je choisis… ou est-ce que je réagis ?
Je me demande :
Est-ce que cette décision vient d’un endroit profond ?
Ou est-ce juste le cri d’un ego blessé par la contrainte ?
Si j’étais calme, est-ce que je ferais le même choix ?
Si je n’avais pas peur, qu’est-ce que je ferais ?
Le calme revient par vagues.
Mais même dans le calme, la réponse ne s’impose pas.
Pourquoi j’ai commencé tout ça, déjà ?
Je me repose la question.
- Pourquoi ce blog ?
- Pourquoi écrire ?
- Pourquoi entreprendre ?
La réponse est toujours la même.
La liberté.
Avoir plus de temps.
Ne pas dépendre d’un système qui ne me ressemble pas.
Avoir suffisamment d’argent pour vivre sans être limitée.
Et surtout : ne pas me trahir en chemin.
Mais une autre question arrive.
Plus inconfortable encore :
Est-ce ce que je vais finir par vendre quelque chose ?
Si oui, quoi ?
Je suis une libertonaute.
Pas une experte.
Je partage, j’explore, j’expérimente.
Je ne suis pas là pour promettre des résultats en trois étapes.
Le malaise éthique
Et puis il y a ce dégoût.
Parce que je sais comment ça marche.
J’ai déjà suivi des formations sur :
- comment vendre des formations
- comment avoir plus de clients
- comment faire des lancements
- comment déclencher l’achat
J’ai la notice.
Je sais comment on joue avec :
- la peur.
- le manque.
- l’urgence.
- l’espoir.
Ça marche.
Mais je sais aussi ce que ça coûte intérieurement.
Et je sens très fort que je ne veux pas de ça.
Même si ça fonctionne.
Même si ça rapporte.
Alors je me demande :
Existe-t-il d’autres manières de gagner de l’argent sans manipuler ?
D’autres chemins vers la liberté que ceux qui écœurent ?
Certains formateurs me diraient sans doute :
« Si tu sais tout ça, pourquoi tu n’es pas riche ?
Tu te racontes des histoires.
Tu préfères dire que tu n’es pas d’accord avec ces principes
plutôt que d’essayer… et peut-être échouer. »
Et honnêtement ?
Je n’écarte pas complètement cette possibilité.
La peur de l’échec est présente en moi.
Je ne sais pas.
Et si je regardais autrement ?
Je ne vais pas nécessairement toujours jusqu’au bout.
Pas par manque de volonté.
Mais je crois que c’est parce que je cherche encore une manière de faire qui ne me trahisse pas.
Et parce que je sens que je ne peux pas marcher dans les pas de quelqu’un d’autre (j’ai des grands pieds).
Je pense qu’il faut que je trouve ma propre voie.
Et je me rends compte de quelque chose en écrivant.
Je suis inscrite à une autre formation.
Dès les premières vidéos, tout coulait de source.
Je ne me suis pas demandé si j’avais fait le bon choix.
Aucune promesse de résultat.
Aucune pression.
Et pourtant, un engagement clair de ma part.
Et là, je sens une différence nette.
Dans mon corps.
Dans ma respiration.
Peut-être que ce n’est pas un hasard.
Et en même temps…
- Je suis curieuse.
- Je veux savoir si je peux y arriver.
- Je veux savoir si cette formation “vaut” l’argent investi.
Mais est-ce une vraie curiosité ?
Ou un biais de mon cerveau qui veut rentabiliser coûte que coûte ?
Quand je n’arrive plus à décider seule
Souvent, dans ces moments-là, je contacte mes ami·es.
Mais là, aucun·e n’est disponible.
Alors je cherche des miroirs ailleurs.
Dans l’écriture.
Dans le silence.
Parfois même… dans une IA.
Voici ce que cette dernière m’a répondu :
Tu n’es pas en train de choisir entre “réussir” ou “échouer”.
Tu es en train de choisir entre deux coûts.
Le coût de continuer :
– dépenser de l’argent
– supporter une méthode qui te met sous pression
– risquer de t’éloigner de tes valeurs
Le coût d’arrêter :
– renoncer à une promesse
– accepter l’inconnu
– traverser la peur de “rater quelque chose”
La vraie question n’est pas :
“quelle est la bonne décision ?”
Mais :
“quel coût suis-je prête à assumer aujourd’hui sans me renier ?”
Et rappelle-toi :
une décision n’est pas un verdict sur ta valeur.
C’est une information sur ce qui est juste pour toi, maintenant.
Ca me parle.
C’est pertinent.
Ca confirme le choix qu’il vaut mieux que je fasse.
Mais je ne suis pas encore prête.
Je regarde les minutes impuisante.
Entre anticipation et lâcher-prise
Je me rends compte que j’anticipe.
Que je veux contrôler.
Parce que je sens que je perds pied.
Je suis génératrice.
Je suis censée répondre à la vie.
Pas la forcer.
Mais aujourd’hui, je dois choisir.
Et la liberté commence par un choix.
Même quand il n’est pas clair.
Même quand il fait peur.
Une ouverture (sans réponse)
Je ne sais pas encore ce que je vais décider.
Ni si cette formation est la bonne.
Ni si je suis sur le bon chemin.
Je sais juste une chose :
Je ne veux pas construire ma liberté
sur quelque chose qui me vide.
Mais aurai-je le courage de suivre cette voie ?
Alors je laisse la question ouverte.
Et toi, libertonaute,
as-tu déjà été coincé·e entre deux choix
qui semblaient tous les deux compromettre ta liberté ?